De Paris à Valenciennes (du 4 au 7 juillet 2018)

Du béton à la brique

Pas facile de partir. Mais je me répète je crois (voir le début de la première partie du voyage à vélo en mars dernier). Cette première journée est difficile. En sortant de l’agglomération parisienne par le canal de l’Ourcq, j’arrive dans une campagne trop proche de Paris et de Roissy pour être épargnée par la pollution sonore et les décharges sauvages. C’est une zone normalement assez rapide à traverser mais je me perds sur un chemin et me fait harceler par des taons. Après ça, la route est plutôt belle. J’alterne chemins de halage aménagés pour les vélos et routes secondaires dans des paysages légèrement valonnés – juste ce qu’il faut pour ne pas trop suer dans les montées mais pour ressentir cette envie de grimper et de voir de l’autre côté puis de se satisfaire en regardant derrière soi un point rermarquable que l’on avait dans le viseur 2 heures plus tôt.

Premiers bivouacs. J’appréhendais le manque de douche après des journées aussi chaudes. Finalement, un peu d’eau et un coup de serviette font l’affaire et me débarasse du mélange poisseux de sueur, de crème solaire et de moucherons qui tapisse mes jambes.

Béton, pierre et brique. Je mets maintenant des images sur des noms de villes autrefois méconnues : Senlis, Compiègne, Noyon, Valenciennes… Un passage par une ancien fort Vauban (Le Quesnois) à quelques kilomètres de la frontière avec la Belgique et la traversée de « cités » industrielles où de petites maisons en briques identiques s’étalent avec régularité. sur plusieurs rues parallèles complètent ces visites rapides.

Le  bon rythme. Se lever tôt, s’accorder une longue pause le midi (pour visiter, faire une sieste, se ravitailler, …) et à nouveau rouler jusqu’à 21h00. Je me suis réadapté doucement sur ces 4 jours. J’ai aussi retrouvé mes habitudes de rangement (on peut parler de « manies » car c’est une préoccupation constante de savoir où sont les choses, si je n’ai pas perdu/oublié un truc…) : « duvet et couchage dans la sacoche gauche », « la pochette pour tout ce qui est toilettes, médocs et lavage dans la sacoche droite », … etc.

« Allez les bleus ». Ah oui ! J’allais oublier ! Dans les villees et villages que je traverse, les drapeaux français sont omniprésents : maisons, voitures et même péniches. Alors moi aussi, j’ai accroché un petit drapeau français derrière ma selle. J’espère aussi créer le dialogue par ce moyen avec nos futurs adversaires durant les prochains jours dans l’ouest de la Belgique (Mons, Charleroi, Namur et Liège). Evidemment, j’ai aussi regardé le match France – Uruguay dans une salle polyalente d’un petit village de l’Aisne (Thenelles).